La Source

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Maxime FLEURY
La Source
1/Errance
Thierry Magnier Romans Jeunesse

Dans ce clan, les adolescents élus doivent tout quitter pour accomplir leur Errance, le rite de passage vers l’âge adulte. Ils sont en quête de la Source, lieu où règnerait l’abondance perdue. Albeda et Tilo marchent sur la terre désolée. En chemin ils rencontrent d’autres communautés, les Traqueurs, les Pèlches qui circulent eux aussi, mais en famille et en roulotte. Partout des vestiges du monde d’avant, quand la vie était simple, la nourriture variée et abondante, que les deux héros décryptent à leur manière. Ici et là ,des communautés vivent repliées, élaborent de nouvelles religions. Mais où se trouve la Source ?





La neige qui tombe au-dehors recouvre déjà en partie les vitres. À ses pieds, Tilo regarde les fruits et les légumes qui s’entassent.
Les pommes dont le nom a traversé les âges et toutes ces plantes magnifiques qu’il ne sait comment appeler. Cette boule orange à la peau piquée qu’on devine épaisse. Ce fruit allongé et jaune. Ce bouquet vert qui semble formé de petits arbres minuscules. Cet énorme oeuf doré couvert d’écailles et surmonté de feuilles acérées, comme des lames défendant son coeur savoureux. Ce long tube dont l’extrémité blanche est barbue tandis que sa verdure se perd en feuilles élégantes. Ces amas de petites billes vert pâle et noires. Et tant d’autres encore…
Tilo salive, il ne sait par où commencer. Il prend une de ces pommes marron qu’on dit couvertes de terre et mord dedans à pleines dents. Il ne peut s’empêcher de sourire en mâchant sa chair délicieuse, le jus s’échappe alors de sa bouche en une cascade joyeuse et ruisselle le long de son menton. Mais par la cheminée, un grand bruit se fait entendre. Tilo sursaute. Un gros homme vient de surgir. Un gros homme chaussé de bottes épaisses, vêtu d’un manteau et d’un pantalon rouges bordés de fourrure blanche, coiffé d’un bonnet assorti et le visage mangé par une épaisse barbe couleur de neige.
Il sort de la cheminée et fait alors retentir un rire tonitruant qui ébranle jusqu’aux murs de la maison.

Affligé d’une terrible écriture de cochon selon tous ceux et celles qui ont eu le malheur de la lire, Maxime Fleury se venge depuis sa plus tendre enfance en écrivant des histoires de toutes sortes. Récits sans queue, romans sans tête, poème à sa maman, toute la littérature subit ses assauts. Mais ses plans sont contrariés quand un beau jour il est atteint comme tant d’autres par une maladie incurable, l’âge adulte. Il est alors contraint de nourrir son imaginaire en vampirisant le cerveau d’enfants plus ou moins innocents dans son laboratoire secret qu’il appelle sa « classe ».



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