Les monstres de là-bas (NE)



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Hubert BEN KEMOUN
Les monstres de là-bas (NE)
Thierry Magnier Romans Jeunesse

Nelson est tout content de prendre le bateau pour rejoindre et rencontrer enfin sa correspondante étrangère. Fubalys est encore plus jolie que sur les photos échangées, ses parents sont très accueillants et le planning des sorties qu’on lui propose des plus alléchants. Alors pourquoi se sent-il mal à l’aise dans ce pays, pourtant si proche du sien ?





Comme convenu, Fubalys et son père l’attendaient sous la pancarte: sortie des voyageurs.
Elle lui avait glissé de nombreuses photos dans les lettres envoyées en prévision de ce voyage, et Nelson reconnut immédiatement sa correspondante. Ses cheveux bruns coupés court formaient un joli casque gracieux autour de son visage, mais ce qui frappa tout de suite Nelson, c’étaient les yeux de Fubalys. Deux superbes lacs d’un vert émeraude qui n’avait pas un aussi bel éclat sur les clichés.
Sans la moindre hésitation, Fubalys embrassa amicalement Nelson qui tenta de ne pas trop bégayer pour dire bonjour.
Monsieur Griffon lui serra fermement la main.
– Bienvenue à Brick-City, Nelson! La traversée s’est bien passée?
– Oui, monsieur, sans problème, répondit fièrement le garçon en s’engouffrant à l’arrière de la voiture, à côté de sa jolie camarade. Le port de Brick-City ressemblait en tout point à celui de Meckneb, là-bas, à une centaine de kilomètres. Comme chez lui, ici, sur l’autre rive, des grues ocre lançaient leurs grappins au-dessus de quais gris bordés de vieux hangars.

Hubert Ben Kemoun habite Nantes. Arpenteur de bitume, il répète qu'il n'aime que les villes, et encore, faut-il qu'un fleuve ou une rivière les traverse.
Auteur pour Radio France, il a rédigé des dramatiques et des pièces radiophoniques pendant un peu plus de douze ans. Mais il était trop triste de n'user que des ondes pour commettre ses crimes, aussi, on notera à son palmarès des pièces de théâtre et des comédies musicales.
Le noir est un des continents sur lequel il accoste le plus volontiers (William Irish demeurant son premier port d'adoption).
Hubert Ben Kemoun a aussi un certificat de séjour illimité dans les contrées sauvages de l'Oulipo et dans ses pérégrinations, il emmène de plus en plus volontiers les mômes, qui en savent autant que les grands sur le bonheur d'avoir peur.

 

 



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