Les cousins Karlsson Tome 7 - Carte au trésor et code secret



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Katarina MAZETTI
Agneta SEGOL (Traducteur)
Marianne SÉGOL-SAMOY (Traducteur)
Les cousins Karlsson Tome 7 - Carte au trésor et code secret
Thierry Magnier Romans Jeunesse

Grandes vacances. Les quatre cousins se retrouvent sur l’île aux Grèbes. Dès leur arrivée dans le port d’Östhamn, ils remarquent quatre personnes étranges : un couple très élégant et deux hommes en anorak noir avec des capuches qui dissimulent entièrement leurs visages. En quittant le port, ils perdent une feuille que George ramasse, une carte de l’île aux Grèbes sur laquelle sont dessinées des croix et des chiffres, 6 500, 8 000… Une carte au trésor ?

 


Une fois encore Katarina Mazetti nous embarque dans une aventure fantasque avec les inséparables et si attachants cousins.





-Mais Bourdon ! Qu’est-ce que tu fabriques ? s’écrie Julia tout en s’efforçant de
retrouver son équilibre en moulinant avec les bras.
Elle vient de glisser sur un papier de bonbon qui traînait devant la porte de la
chambre qu’elle partage avec sa petite soeur Daniella, surnommée Bourdon. Après
quelques pas rapides sur le côté, elle tombe lourdement sur son lit sans lâcher
Bourdon du regard.
-Tu as l’intention d’ouvrir un magasin de bonbons, ou quoi ? lance-t-elle.
Bourdon est assise par terre, entourée de monceaux de sachets de bonbons et de
papiers de toutes les couleurs. À côté d’elle est posée une boîte divisée en casiers.
C’est un cadeau que son père lui a fait après avoir rangé son bureau.
-Hm, voyons voir…celui-là je vais le mettre dans le casier « chocolat, goût noisette »,
dit-elle l’air réfléchi tout en lissant soigneusement l’emballage d’une tablette de
chocolat. Je fais de la recherche ! explique-t-elle avec beaucoup de sérieux en
regardant Julia.
-De la recherche ? En quoi ? En bonbons ?
Bourdon lève les yeux au ciel.
-Et pourquoi pas ? Notre prof de biologie n’arrête pas de nous dire qu’il faut collecter
des fleurs et apprendre leurs noms. Et George, ton cousin préféré, fait une collection
d’oiseaux. Il se balade avec des jumelles pour les étudier et il note ce qu’il voit ! Et tu
sais, dans mon école, il y a un garçon vraiment dégoûtant qui fait une collection de
papillons. Il les attrape, il transperce leur corps avec une aiguille puis il les enferme
dans des boîtes en verre ! Il dit que plus tard il sera scientifique. Moi je trouve que
c’est un assassin ! Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas faire une collection
de papiers de bonbons et les étudier ? Au moins on ne tue personne !
-Mais tu as plein de sachets identiques dans ta collection! À quoi ça te sert vu qu’ils
sont tous pareils ?
-Pff! Et les papillons, ils ne se ressemblent pas tous, eux aussi ? Et les fleurs ? Tu
arrives à voir la différence entre une campanule et une autre campanule, toi ?
-Je ne comprends pas pourquoi tu ne collectionnes que les papiers ? Ça ne serait
pas plus intéressant de garder le contenu aussi ? demande Julia.
Bourdon pique un fard.
«
«
-Au départ c’est ce que je voulais faire, murmure-t-elle. Mais j’ai du mal à les…
garder justement.
Julia éclate de rire.
-Tu parles d’une chercheuse! dit-elle.
-Mais au moins, je ne suis pas une meurtrière! rétorque Bourdon vexée. Et toi tu
peux fermer ton clapet ! Tes commentaires ne Nous intéressent pas.
-Qu’est-ce que tu veux dire ? Qui ça « nous » ? Toi et tes puces ? demande Julia.
-Nous, c’est moi. Il y a une reine anglaise qui parlait comme ça quand quelque
chose ne lui plaisait pas. Elle disait toujours « Cela ne Nous intéresse pas ». Je
trouve que ça fait plus distingué de dire « Nous ». Hm, voyons voir…, poursuit-elle
en attrapant une boîte de pastilles qu’elle regarde attentivement. Des oursons au
réglisse salé, une fabrication assez ancienne, à mon avis ! À ranger avec « salés
et acidulés ».
Julia se lève et va ouvrir la fenêtre. Elle ferme les yeux et laisse la douce chaleur du
soleil printanier inonder son visage. Soudain elle entend un hurlement derrière
elle.
-Oh noooon !!
Elle se retourne.
Une petite brise s’est introduite par la fenêtre ouverte et fait virevolter les papiers
de Bourdon.
Chatpardeur, le chat tricolore de la famille, saute du lit de Bourdon et se met
joyeusement à les poursuivre. Il attrape un papier de soie avec ses dents pointues
et le secoue.
-Stop ! hurle Bourdon. C’est pas un rat, ça ! C’est un exemplaire précieux de ma
collection ! Mon plus beau caramel de Noël. Noooon, Chatpardeur !!

Née en 1944 à Stockholm, Katarina Mazetti est journaliste. Auteure de livres pour la jeunesse et de romans pour adultes, elle a rencontré un succès phénoménal avec Le Mec de la tombe d’à côté, traduit en de nombreuses langues. Son oeuvre est publiée en France par les Éditions Gaïa.



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