Et si la mer était bleue ?



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    - Rêve / Imaginaire
  • mars 2017 / cm / 48 pages
    ISBN 979-10-352-0009-1
    prix indicatif : 3.90 €
Mikaël OLLIVIER
Bärbel MÜLLBACHER (Graphiste)
Amandine CHAMBOSSE (Graphiste)
Et si la mer était bleue ?
Thierry Magnier Romans Jeunesse

C’est l’histoire d’un petit garçon qui préfère faire des ricochets sur la plage plutôt que d’aller à l’école. C’est l’histoire d’une petite fille qui rêve d’un petit garçon qui fait des ricochets sur une mer rouge comme une tomate. Et lui il rêve d’une fille qui rêve de lui…





Le garçon semble pressé. Il a une drôle de démarche. Avec son gros
cartable sur le dos qui bringuebale d’un côté puis de l’autre, il ne passe
pas inaperçu.
Il s’arrête et soupire. Il consulte sa montre puis relève la tête. Il a l’air
de réfléchir. Quand il se remet en marche, il ne se dépêche plus, et sa
claudication se remarque moins.
Le boulevard est long, entre les immeubles à gauche, aux pieds desquels
roulent les voitures, et la plage déserte sur la droite.
Le garçon lève la tête en entendant crier un goéland. Il le regarde voler un
moment, rejoint par un autre plus petit et plus jeune. Le garçon ralentit
encore, et tourne les yeux vers la mer.
Elle est calme, presque lisse. Tout au fond, à l’horizon, passe un gros
bateau.
Le garçon s’arrête tout à fait. Il hésite. Il consulte encore sa montre de
façon mécanique, puis, soudain décidé, il bifurque vers un escalier qui
descend sur la plage.
Une fois sur le sable, il se laisse tomber sur les fesses, se débarrasse de
son cartable, de ses chaussures, de ses chaussettes, relève le bas de son
pantalon et se remet debout pour marcher jusqu’à la mer.
Il s’arrête de l’eau jusqu’aux mollets, et contemple l’immensité.
Après un moment il se baisse, plonge sa main dans l’eau et en
ressort un galet fin et plat. Il l’inspecte sur les deux faces puis regarde la
mer. Il sourit, avant de prendre un air concentré.
Il pivote alors le buste et lance la pierre d’un grand geste de
gauche à droite vers le large. Mais il n’obtient qu’un « plouf ! » sonore et
décevant.
Le garçon regarde de nouveau à ses pieds et ramasse un autre
galet. Trop lourd, trop rond. Il le laisse tomber dans l’eau, en repère un
autre... Parfait celui-là.

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